Article écrit par Lutherking Asuru, Centre canadien d’architecture — ce projet a reçu une micro-subvention Wikimédia Canada
Le 25 juin 2026, le Centre canadien d’architecture (CCA) de Montréal a organisé son premier « Wiki dîner-causerie », un atelier de formation professionnelle de deux heures destiné à présenter au personnel l’écosystème Wikimédia et les opportunités qu’il offre aux institutions du patrimoine culturel.
La session a réuni 15 membres du personnel et 3 membres wikimédiens, parmi lesquels des archivistes, des bibliothécaires, des conservateurs, des conservatrices, des chercheurs, et des chercheures, afin d’explorer comment Wikipédia, Wikimédia Commons et Wikidata peuvent contribuer à la préservation du patrimoine, à la recherche et à l’engagement du public. Grâce à une combinaison de présentations et d’activités pratiques, les personnes participantes ont pu se familiariser avec les licences libres, le droit d’auteur, la liberté de panorama et le rôle des projets Wikimédia dans l’amélioration de l’accessibilité du patrimoine culturel. À l’issue de l’atelier, chaque personne participante avait mis en ligne au moins une image sur Wikimedia Commons et créé au moins une entrée sur Wikidata, tout en acquérant une première expérience de l’édition sur Wikipédia et des citations.
L’un des aspects les plus gratifiants de l’organisation de cet événement a été de constater à quelle vitesse les membres participants ont su relier les outils Wikimédia à leur travail quotidien. Les personnes participantes archivistes se sont montrées particulièrement enthousiastes face aux possibilités offertes par Wikidata pour améliorer les métadonnées et la visibilité, tandis que d’autres ont été inspirés par Wikimédia Commons en tant que plateforme permettant de partager des collections du patrimoine culturel avec un public international. L’énergie qui régnait dans la salle était palpable : de nombreux membres participants ont fait remarquer que cette session de deux heures leur avait semblé bien plus courte grâce aux discussions captivantes et aux exercices pratiques.


Crédit photo : Lutarchitecture – CC BY-SA 4.0
L’organisation de cet événement a également mis en évidence l’importance de la collaboration. Travailler aux côtés du comité Wiki du CCA et inviter des wikimédiens et wikimédiennes expérimentés à animer l’atelier a permis de créer un environnement d’apprentissage accueillant, où les personnes participantes se sont senties à l’aise pour poser des questions et s’essayer à de nouvelles compétences. J’ai notamment appris que les démonstrations pratiques sont bien plus efficaces que les cours magistraux seuls. Le fait de permettre aux membres participants de contribuer pendant la session a renforcé leur confiance et les a encouragés à poursuivre leur engagement après l’atelier.
Pour toute personne envisageant d’organiser une activité similaire, je conseillerais de veiller à ce que la session reste interactive, d’adapter les exemples aux intérêts professionnels du public et de donner aux personnes participantes l’occasion d’apporter leurs premières contributions avant même de quitter la salle. Le fait de nouer des relations avec des partenaires institutionnels et des bénévoles expérimentés de Wikimédia facilite également grandement la planification et le déroulement de l’événement.
Cet atelier a profité à la fois à la communauté Wikimédia locale et à la communauté au sens large. Au niveau local, il a permis de faire découvrir les pratiques de la connaissance libre à un nouveau groupe de professionnels et professionnelles du patrimoine culturel et a jeté les bases d’une future collaboration entre le CCA et les communautés Wikimédia. Plus largement, il a accueilli 18 nouveaux membres contributeurs au sein du mouvement Wikimédia, a encouragé le partage de contenus patrimoniaux sous licence libre et a démontré comment les institutions GLAM peuvent renforcer la connaissance libre grâce aux plateformes Wikimédia.
Contributions à l’atelier :
Les contributions des personnes participantes à Wikimedia Commons et à Wikidata sont accessibles via le tableau de bord « Outreach » et les fiches de contribution des utilisateurs et utilisatrices associées.